Mythes et réalités sur les maladies mentales

Évaluez votre savoir-faire en matière de maladie mentale et assurez-vous de connaître les faits – pour vos proches, pour votre communauté ainsi que pour votre propre santé.

Réalité : Les mots que nous utilisons peuvent avoir un effet sur la stigmatisation. Les individus aux prises avec une maladie mentale ou un trouble lié à l’usage de substances vivent avec des sentiments de honte et la peur d’être jugés par les autres, et ce sur une base quotidienne. Plusieurs d’entre eux affirment que la stigmatisation associée à la maladie mentale ou à un trouble d’usage de substances, incluant les mots et expressions blessants, est pire que la maladie elle-même.

Réalité : Les personnes qui vivent avec la schizophrénie ou toute autre maladie mentale sont rarement dangereuses. Les personnes qui vivent avec une maladie mentale sont plus à risque d’être victimes de violence que de faire du mal aux autres.

Réalité : Les troubles d’usage de substance ne sont pas un choix. Ils sont en fait un type de maladie mentale. Avec du soutien et un traitement adéquat, il est possible de s’en rétablir.

Réalité : Ce mythe selon lequel, pour résoudre sa dépression, il suffit de se retrousser les manches, d’essayer de faire bonne figure et simplement de se ressaisir est répandu. Nous avons tous la responsabilité personnelle de faire ce que nous pouvons pour aller mieux, quelle que soit la maladie. La dépression s’accompagne souvent de fatigue, d’une baisse d’énergie, d’un manque de concentration et d’un ralentissement de la pensée. Elle nécessite un plan de traitement qui peut inclure une médication ainsi qu’une thérapie, par exemple une thérapie cognitivo-comportementale. Ce type de thérapie nous apprend que nos pensées peuvent avoir un effet sur nos sentiments et, en fin de compte, sur notre comportement. Cette démarche peut être intensive et, quand l’état de santé de la personne lui permet d’y participer activement, elle peut inclure des composantes de développement personnel, la tenue d’un journal, des devoirs et d’autres techniques. La dépression est un problème médical grave qui peut parfois nécessiter une hospitalisation. Elle peut mener au désespoir et au suicide. Traiter une dépression à coups d’encouragements, de persuasion ou bien en essayant de faire pression sur la personne peut renforcer chez elle le sentiment q d’être jugée et incomprise. Écoutez ce que dit la personne! Comprendre ce qu’est la dépression peut faciliter le cheminement vers le rétablissement.

Réalité : Le cancer n’est pas un choix. Pas plus que les maladies du cœur. L’alcoolisme et le jeu compulsif sont des troubles graves et ne sont pas un choix de la personne qui en est atteinte. Encore ici, comme pour toute maladie, nous avons tous la responsabilité personnelle de faire ce que nous pouvons pour aller mieux. Il en est de même pour les personnes qui ont des problèmes d’usage d’alcool. Elles ont besoin d’un traitement, de soutien et de compréhension, comme dans le cas de plusieurs autres maladies.

Réalité : Le TSPT peut toucher tout le monde, pas seulement ceux et celles qui ont représenté leur pays à l’étranger pendant une action militaire. Les personnes qui ont vécu une tragédie, une perte ou un événement majeur (comme une agression sexuelle, des violences psychologiques ou physiques, ou un accident) peuvent avoir des souvenirs douloureux qui affectent leur bien-être émotionnel et qui font partie d’un TSPT.

Réalité : Demander à une personne si elle a des idées suicidaires n’augmente pas le risque qu’elle fasse une tentative de suicide. Par contre, ne pas poser la question peut accroître ce risque. Le désespoir (« personne ne comprend ce que je vis ») et le sentiment d’impuissance (« rien ne peut m’aider ») peuvent mener au suicide. En parler, offrir son aide et tendre la main peut faire une différence.

Réalité : Les maladies mentales touchent chaque année un Canadien sur cinq : des personnes de tous les milieux, des hommes et des femmes de tous les âges et de toutes les régions du Canada. La campagne pour réduire la stigmatisation est dans l’intérêt de tous les Canadiens.

 

Nous sommes tous concernés. Ensemble, nous pouvons créer des vagues de changement et de compréhension. Vous voulez en savoir davantage? Continuez à vous renseigner, pour amener un changement! Êtes-vous surpris par le fait que, chaque année, une personne sur cinq est aux prises avec une maladie mentale? Considérez ce qui suit :

  • Une personne sur 25 au Canada vit avec une maladie du cœur. Une sur 15 vit avec le diabète de type 2. Contrairement à la plupart des autres maladies chroniques, les problèmes de santé mentale et les maladies mentales frappent les gens plus tôt dans la vie. Plus de 70 % apparaissent au cours de l’enfance et, chaque année, 28 % des personnes de 20 à 29 ans ont une maladie mentale. À l’âge de 40 ans, une personne sur deux au Canada a déjà été ou est présentement aux prises avec une maladie mentale.
  • En 2011, près de 4 millions de personnes vivaient avec un trouble de l’humeur ou un trouble anxieux; ces maladies mentales sont les plus courantes au Canada.
  • Les personnes en début et au plus fort de leur carrière sont parmi les plus touchées par les problèmes de santé mentale et les maladies mentales. Selon la Commission de la santé mentale du Canada, environ 21,4 % de la population active au Canada a présentement un problème de santé mentale ou une maladie mentale, ce qui peut nuire à leur productivité.
  • Les problèmes de santé mentale et les maladies mentales représentent environ 30 % des demandes de prestations d’invalidité de courte et de longue durée, et plus de 80 % des employeurs canadiens les identifient parmi les trois principaux motifs de ces demandes.
  • Il y a des différences entre les hommes et les femmes : le diagnostic de dépression est plus fréquent chez les femmes, alors que les hommes reçoivent plus souvent un diagnostic de problème d’usage d’alcool. Les tentatives de suicide sont plus fréquentes chez les femmes que chez les hommes, mais les hommes meurent plus souvent par suicide que les femmes.