Usage de substances et dépendance

Quand l’usage d’une substance ou d’autres comportements commencent à poser des problèmes dans vos relations ou à avoir des répercussions négatives sur votre travail, vos finances ou votre santé, il est probablement temps de penser à faire des changements.

Cette section examine ce qu’est une dépendance, quels en sont les signes et quand demander de l’aide. Rappelez-vous que du soutien est offert et que vous n’êtes pas seul.

La dépendance peut prendre de nombreuses formes. Elle implique un besoin compulsif ou incontrôlable de trouver et d’utiliser une substance. La dépendance peut être psychologique, ce qui veut dire qu’on a besoin de la substance pour se sentir mieux mentalement, ou elle peut être physique, ce qui veut dire que l’organisme est en manque de la substance. Tous les types de dépendances ont des répercussions négatives similaires sur la vie sociale et émotionnelle de la personne concernée et de son entourage. Une façon simple de décrire la dépendance est la présence des quatre facteurs suivants :

  1. Avoir envie d’une substance
  2. Perte de contrôle de la quantité ou de la fréquence de l’usage
  3. Compulsions qui poussent à l’usage
  4. Usage en dépit des conséquences

Personne ne choisit de développer une dépendance et la dépendance n’est pas une faiblesse de caractère ni un défaut. Quand on a une dépendance, il peut être difficile de renoncer à la substance ou de cesser le comportement. En général, la plupart des gens ont besoin d’un soutien additionnel de la part de leurs amis, de leur famille ou de professionnels de la santé. Que la dépendance soit à l’alcool, à la nicotine, à un médicament, à une drogue, au jeu ou à l’Internet, ou qu’il s’agisse d’une autre forme de dépendance, il y a de l’espoir et il est possible d’obtenir de l’aide. Appelez le service de traitement des dépendances et de la santé mentale de votre région pour parler à un clinicien ou consultez la page Trouver de l’aide de cette application.

Il est possible de développer une dépendance à certains types de comportements, comme les jeux d’argent, le magasinage, l’activité sexuelle et les jeux vidéo. Ces comportements compulsifs sont répandus et il faut parfois un traitement professionnel pour y mettre fin. Une dépendance comportementale n’implique pas l’usage d’une substance qui crée une accoutumance. Les dépendances comportementales sont souvent ignorées. Les dépendances de tous types ont des répercussions négatives similaires sur la vie sociale et émotionnelle de la personne concernée et de son entourage.

Quand il s’agit de l’usage de substances, il existe deux types de dépendance :

  1. On parle de dépendance psychologique quand une personne estime avoir besoin du médicament ou de la drogue pour fonctionner ou se sentir à l’aise.
  2. On parle de dépendance physique lorsque le corps s’est adapté à la présence d’une substance. La tolérance est le besoin de consommer la substance en plus grande quantité pour obtenir le même effet. Quand la personne arrête de prendre le médicament ou la drogue, elle a des symptômes de sevrage.

Il peut être difficile de changer sa consommation d’une substance. Une chose qui rend le changement si difficile, c’est que les effets immédiats de la consommation de substances ont tendance à être positifs. Initialement, la récompense que reçoit le cerveau est souvent agréable. C’est ce qu’on appelle parfois être high. Au fil du temps, à mesure que l’organisme devient dépendant à la substance et que des symptômes de sevrage apparaissent, le renforcement en lien avec l’usage de la substance peut être le fait d’éviter les états de manque.

Les personnes qui consomment de l’alcool, des médicaments ou d’autres drogues ne deviennent pas toutes dépendantes. L’organisme et le cerveau de chacun sont différents. Vos relations, votre environnement, votre mode de vie et d’autres problèmes de santé mentale peuvent augmenter ou réduire le risque que vous développiez une dépendance. La progression entre l’usage d’une substance et la dépendance se retrouve sur un continuum qui va du non-usage jusqu’à la dépendance. En général, on passe du non-usage à l’usage, puis au mauvais usage, à l’abus et, finalement, à la dépendance. En règle générale, quand l’usage d’une substance commence à poser des problèmes dans vos relations ou à avoir des répercussions négatives sur votre travail, vos finances ou votre santé, il est probablement temps de penser à faire des changements.

  1. L’alcool est considéré comme une drogue et peut faire autant de dégâts que d’autres drogues en cas de mauvais usage.
  2. Après le tabac, l’alcool est la substance qui cause le plus de dommages au Canada.
  3. L’alcool est la substance la plus consommée au Canada, suivie du cannabis et du tabac.
  4. C’est à Terre-Neuve-et-Labrador que le taux de consommation abusive d’alcool est le plus élevé au pays.
  5. La dépendance touche des hommes et des femmes de toutes les classes sociales et de toutes les communautés. Elle a des répercussions sur nos amis, notre famille et nos collègues.
  6. L’ecstasy, la cocaïne et l’héroïne sont quelques exemples de drogues illicites.
  7. Les médicaments psychotropes occupent la troisième place sur la liste des substances dont l’usage abusif est le plus répandu parmi les jeunes au Canada
  8. L’abus de médicaments sur ordonnance consiste à prendre intentionnellement des médicaments d’une manière qui n’a pas été prescrite. Les types de médicaments sur ordonnance dont l’usage abusif est le plus répandu sont les opioïdes (utilisés pour soulager la douleur), les benzodiazépines (utilisées pour traiter l’anxiété et les troubles du sommeil) et les stimulants (utilisés pour traiter le trouble déficitaire de l’attention).
  9. De nombreuses personnes ne sont pas conscientes des risques potentiels liés à l’usage de substances. L’usage abusif de ces médicaments peut avoir des effets graves sur la santé, notamment la dépendance, la surdose et même la mort

Tenez compte de ces signaux d'avertissement :

  • Ressentez-vous une envie irrésistible de consommer?
  • Le comportement problématique est-il soudainement fréquent ? Vous semble-t-il incontrôlable?
  • Y pensez-vous souvent ? Interfère-t-il avec la capacité de terminer le travail ou de gérer votre vie quotidienne?
  • La dépendance cause-t-elle des problèmes au travail ou à la maison?

Le Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH) est une ressource pour les informations relatives à la dépendance - pour en savoir plus sur ce qu'est la dépendance et ce qu'elle n'est pas, voir ici. here.

Qu'est-ce qui est normal? Qu'est-ce que la dépendance?

Nous avons tous des envies impérieuses. À quel moment deviennent-elles problématiques? Prêtez attention aux signes préoccupants chez vous-mêmes et chez vos proches.

  • Envie insatiable

    S’agit-il d’une envie qui ne semble pas passer?

  • Perte de contrôle

    Le comportement se manifeste-t-il plus fréquemment? La quantité consommée ou les sommes dépensées augmentent-elles? Est-ce que la vie semble centrée sur cette chose?

  • Compulsion qui pousse à l’usage

    Les pensées au sujet du comportement sont-elles obsessionnelles? Le comportement interfère-t-il avec la capacité de mener à bien son travail ou de gérer le quotidien?

  • Usage en dépit des conséquences

    Le comportement pose-t-il des problèmes au travail ou à domicile sans que vous ou la personne puissiez y mettre fin? Le comportement a-t-il des répercussions financières négatives?

On peut avoir une dépendance sans que des signes manifestes d’un problème soient présents. Il est facile de développer une dépendance à une drogue, à un médicament ou à une activité sans s’en rendre compte immédiatement. Des conséquences néfastes et une perte de contrôle sont deux signes importants que l’usage qu’une personne fait d’une substance est risqué ou pose déjà un problème. L’usage d’une substance peut être un problème dans les cas suivants :

  • Difficultés à assumer ses responsabilités à domicile, au travail ou à l’école
  • Usage supérieur à ce que l’on avait prévu malgré un désir de diminution ou d’arrêt
  • Problèmes récurrents de santé, de sécurité, relationnels, financiers ou avec la justice en raison de l’usage d’une substance
  • Besoin de la substance pour faire face au quotidien ou à des situations particulières
  • Organisation d’autres événements ou de ses besoins en fonction de l’usage de la substance
  • Besoin d’utiliser une plus grande quantité de la substance pour obtenir le même effet
  • Se sentir malade ou de mauvaise humeur en l’absence de la substance, mais se sentir un peu mieux lorsqu’on consomme.
  • Tenter, sans succès, de réduire ou de cesser l’usage

Si vous êtes dans une des situations ci-dessus, vous avez peut-être un problème de dépendance. Souvenez-vous que, quel que soit le type de dépendance ou de problème auquel vous faites face, il y a de l’espoir et vous pouvez obtenir de l’aide. Consultez la page Trouver de l’aide de cette application pour une liste des services dans votre région.

Le plus important est d’être là pour la personne si elle a besoin de parler. Il faut que vous gardiez à l’esprit que vous ne pouvez pas régler le problème, mais vous pouvez soutenir la personne si elle choisit de se faire aider. Il peut être très difficile de voir un ami ou un proche aux prises avec une dépendance. Rappelez-vous que vous n’avez pas créé la dépendance, vous n’en êtes pas la cause, vous ne pouvez pas la guérir et vous ne pouvez pas la contrôler. Si la personne qui vous est proche n’est pas prête à apporter des changements dans l’usage qu’elle fait d’une substance, vous pouvez quand même demander du soutien pour vous-même, pour apprendre à faire face à la situation et à prendre soin de vous. Le soutien de membres de la famille ou d’amis peut être un facteur qui encourage à faire des démarches pour suivre un traitement. Quelques mesures simples pour commencer :

  • Faire part de vos inquiétudes à la personne concernée et lui dire que vous êtes là pour l’écouter.
  • Fournir des renseignements factuels sur les conséquences ou préoccupations associées à l’usage de la substance. Si la personne se met en colère ou nie le problème, faire preuve de patience, mais aussi de fermeté.
  • Adopter une attitude positive et prôner le changement plutôt que de faire des reproches ou de susciter un sentiment de culpabilité.
  • Trouver et communiquer à la personne des renseignements sur les programmes de traitement qui existent.
  • Se renseigner sur la nature de la dépendance pour mieux comprendre le problème et les moyens de le régler.

Vous avez peut-être parfois l’impression que personne ne vous comprend vraiment ou que personne ne comprend vos difficultés. De nombreuses personnes s’interrogent sur leur consommation de tabac, d’alcool, de médicaments et d’autres drogues. Certaines sont capables de surmonter leurs problèmes par elles-mêmes ou à l’aide de ressources de développement personnel. La plupart d’entre nous avons besoin du soutien d’autres personnes, de membres de notre famille, d’amis, de thérapeutes, de cliniciens et de professionnels de la santé. Vous n’êtes pas seul et vous pouvez obtenir de l’aide. Il n’y a pas d’approche universelle pour le traitement des dépendances. Le choix du traitement approprié dépend de la gravité et du type de dépendance, du soutien de la famille, des amis et d’autres personnes, ainsi que de la motivation de la personne qui veut changer. Quelques exemples d’aide disponible : ressources de développement personnel, groupes d’entraide, approches de réduction des méfaits, counseling professionnel individuel ou en groupe, éducation, médicaments, gestion du sevrage et autres traitements holistiques. Le changement est un processus et la rechute peut en faire partie, mais le rétablissement est possible. Consultez la page Trouver de l’aide de cette application pour une liste des services dans votre région.